Les bienfaits

Le maintien d’une activité motrice régulière est recommandé par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) dans la CIF (Classification Internationale de la Fonctionnalité, de l’Incapacité et de la Santé).

La stimulation des membres lésés via une activité physique permet de lutter efficacement contre le risque de complications secondaires pouvant apparaître suite à une blessure médullaire (Crane 2015).

On peut citer entre autres :

  • les risques cutanés (formation d’escarre)
  • la déminéralisation osseuse
  • les troubles de la circulation sanguine qui sont responsables d’une augmentation des facteurs de risque cardio-vasculaires ou encore de la spasticité

Ce que disent les études scientifiques

Stimuler les muscles sous-lésionnels permet de maîtriser le risque cardio-vasculaire en modifiant le ratio masse maigre / masse grasse et donc les risques de dysmétabolisme glucidique et lipidique précoce (Evans 2015). Cela permet également de diminuer le risque thromboembolique en chassant le sang veineux grâce à l’action musculaire (Rimaud 2008), ainsi que le risque de fracture des membres concernés. L’exercice physique va stimuler la vascularisation loco-régionale, ce qui active la production ostéocytaire et améliore la dysrégulation du remodelage osseux (Lai 2010). Il permet donc un maintien de la santé physique mais également psychologique des blessés médullaires par une amélioration de leur qualité de vie et un regain de l’estime de soi. En effet, le pratiquant va mieux accepter son image corporelle grâce à la conservation d’un volume musculaire et d’un galbe rendant l’aspect physique plus esthétique.

Ces transformations physiques facilitent également les mouvements quotidiens (Guiraud 2014) comme lors de transferts. De plus la pratique physique entraîne chez les blessés médullaires une diminution des plaintes douloureuses, une amélioration de l’humeur et un bien-être par la prévention de certains troubles tels l’anxiété, la dépression et l’isolement. Ces activités, individuelles ou collectives et souvent ludiques, facilitent le processus de réinsertion sociale.

Dans les hôpitaux, des salles de sports adaptés sont mises à la disposition des patients pour leur permettre de maintenir une activité physique régulière. Cette pratique est indispensable pour compenser l’absence d’activité physique quotidienne liée au handicap, car elle permet d’éviter l’apparition de maladies secondaires citées ci-dessus (escarres, maladies cardio-vasculaires, etc.) dues à la paralysie.

Une fois hors des milieux hospitaliers, il est très difficile pour les personnes en situation de handicap moteur de maintenir une activité physique quotidienne, en raison de l’absence de lieu proposant des appareils adaptés.

L’association ANTS s’est donnée comme mission de créer le lien manquant entre sport et handicap. Elle a pour principal objectif de rendre accessible la pratique physique aux personnes porteuses d’un handicap neurologique moteur.